Communicato stampa

Effectif et évolution de la population en Suisse: résultats définitifs 2015 Uri est le seul canton où la population diminue

Neuchâtel, 26.08.2016 (OFS) - En 2015, la population de la Suisse a progressé de 1,1%, soit moins fortement qu'en 2013 et 2014. Elle a évolué au rythme des naissances, des décès, des immigrations et des émigrations. Ces événements démographiques influent différemment sur la croissance démographique des cantons. Tous ont vu leur population augmenter, à l'exception d'Uri. La Suisse compte désormais 2 millions d'étrangers. Tels sont les résultats définitifs de la statistique de la population et des ménages de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

A fin 2015, la population résidante permanente de la Suisse a atteint 8 327 100 personnes. Elle a augmenté de 89 500 personnes (+1,1%) par rapport à 2014. Cette progression est moins importante que celles enregistrées en 2013 (+1,3%) et en 2014 (+1,2%). L'augmentation de la population résulte essentiellement de l'apport du solde migratoire. Il faut cependant noter que l'accroissement naturel, soit la différence des naissances et des décès, contribue également à l'augmentation de la population en Suisse, contrairement à de nombreux pays de l'Union Européenne (UE). En effet, des pays tels que l'Allemagne, la Grèce, l'Italie ou le Portugal, affichent plus de décès que de naissances. Neuf cantons enregistrent une évolution démographique supérieure ou égale à celle de la Suisse (+1,1%). Zoug, Vaud et Genève sont ceux dont les augmentations sont les plus importantes - respectivement +1,7%, +1,6% et +1,5%. Neuchâtel et Grisons affichent les progressions les plus faibles (+0,4%). Uri est le seul canton où la population diminue.

Le poids des mouvements migratoires internationaux

La migration internationale est le premier facteur de croissance démographique dans notre pays. En 2015, la Suisse enregistre 188 500 immigrations, 116 600 émigrations, soit un solde migratoire de 71 900 personnes de nationalité suisse et étrangère. En baisse depuis 2013, le solde migratoire recule de 5,7% en 2015 par rapport à 2014. Les principaux groupes de personnes qui arrivent ou qui quittent notre pays sont italien, français, allemand, portugais et espagnol. C'est à Genève, Bâle-Ville et Vaud qu'on relève le plus grand nombre d'immigrations et d'émigrations par rapport à la population de chacun de ces cantons (51, 38 et 37 immigrations pour 1000 habitants ; 34 et respectivement 23 émigrations pour 1000 habitants). Le solde migratoire rapporté à la population est donc le plus élevé dans ces cantons. Appenzell Rhodes-Intérieures tient le bas du classement et affiche les taux les plus bas, soit 9 immigrations et 6 émigrations pour 1000 habitants. Par conséquent, son gain net de population dû à la migration internationale est l'un des plus bas de Suisse (4‰), au même titre que celui de Schwytz ou d'Uri.

L'importance relative des naissances

L'accroissement naturel contribue dans une moindre mesure à l'augmentation de la population. En 2015, la Suisse enregistre 86 600 naissances vivantes, 67 600 décès, soit un accroissement naturel de 19 000 personnes. Le nombre de naissances et de décès sont en progression, soit +3,1% et +5,7% par rapport à l'année précédente. Zurich, Appenzell Rhodes-Intérieures, Genève et Fribourg affichent les plus hauts taux de natalité, avec plus de 11 naissances pour 1000 habitants. On constate les taux les plus faibles dans les cantons d'Uri, des Grisons, de Schaffhouse et du Tessin, avec moins de 9 naissances pour 1000 habitants (CH : 10,5‰). Uri et Bâle-Ville enregistrent les taux de mortalité les plus importants de Suisse, avec plus de 10 décès pour 1000 habitants. Fribourg et Zoug sont les cantons avec des taux de mortalité s'élevant à moins de 7 décès pour 1000 (CH : 8,2‰). Le Tessin, Schaffhouse, Bâle-Ville et Uri enregistrent en 2015 plus de décès que de naissances. Par conséquent, l'accroissement naturel est un facteur de décroissance démographique pour ces cantons.

La population étrangère croît

Le nombre de ressortissants étrangers résidants permanents en Suisse passe le cap des 2 millions. Il se monte à 2 048 700 personnes, soit 24,6% de la population résidante permanente. 396 600 résidents sont nés en Suisse et 1 652 100 sont nés à l'étranger. Parmi les étrangers nés hors de Suisse, 44% résident en Suisse de manière permanente depuis 10 ans ou plus. Les plus grandes communautés étrangères présentes dans notre pays sont italienne, allemande, portugaise, française et kosovare. Elles représentent plus de la moitié des résidents permanents étrangers (54%). On observe les parts d'étrangers les plus élevées dans les cantons où le bilan migratoire est le plus important, soit Genève (41%), Bâle-Ville (35%) et Vaud (34%). Obwald, Jura, Nidwald, Uri et Appenzell Rhodes-Intérieures affichent des pourcentages inférieurs à 15%. En 2015, 2,1% des titulaires d'autorisations d'établissement ou de séjour ont acquis la nationalité suisse, soit 40 700 personnes. Le nombre d'acquisitions progresse de 23,9% par rapport à 2014. Sept cantons affichent un taux brut de naturalisation supérieur à celui de la Suisse : il s'agit des cantons de Genève (3,6%), Zurich (2,7%), Valais (2,5%), Lucerne (2,3%), Appenzell Rhodes-Intérieures, Neuchâtel et Jura (respectivement 2,2%). En bas du classement, on trouve le canton de Glaris avec un taux brut de naturalisation de 0,9%.


 

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Uri est le seul canton où la population diminue
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Nota

Le pagine in italiano offrono un contenuto ridotto. Per un'informazione più completa si prega di consultare le pagine in tedesco o francese (cfr. link qui sopra).

https://www.bfs.admin.ch/content/bfs/it/home/statistiche/popolazione/effettivo-evoluzione/distribuzione-geografica.assetdetail.560690.html