Comunicato stampa

Analyse des différences de salaires entre les femmes et les hommes Les inégalités salariales ont persisté entre les sexes en 2018

22.02.2021 - En 2018 dans l’ensemble de l’économie, 60,9% des personnes qui ont reçu un salaire mensuel inférieur à 4000 francs pour un plein temps étaient des femmes. A l’inverse, les hommes occupaient majoritairement le haut de la pyramide salariale, en représentant 81,2% des salariés à toucher par mois un salaire supérieur à 16 000 francs. Entre 2014 et 2018, les inégalités salariales entre femmes et hommes ont légèrement augmenté (secteur privé et public) passant de 18,1% en 2014 à 19,0% en 2018. Parmi ces différences de salaire, 45,4% restent inexpliquées, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Dans l’ensemble de l’économie (secteurs privé et public), les femmes gagnaient en moyenne 19,0% de moins (moyenne arithmétique) que leurs collègues masculins en 2018 (18,3% en 2016 et 18,1% en 2014). Des différences structurelles au niveau de la formation, du nombre d’années de service ou encore de la fonction hiérarchique exercée dans l’entreprise, expliquent en partie ces disparités salariales. On constate que le différentiel salarial entre les femmes et les hommes est d’autant plus marqué que la fonction de cadre est élevée.

Dans le secteur privé, les différences salariales entre les sexes s’élevaient à 19,6% en moyenne (2016: 19,6% et 2014: 19,5%). Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes varient considérablement d’une branche économique à l’autre. Ils atteignent par exemple 8,1%, dans l’hôtellerie-restauration, 17,7% dans le commerce de détail, 21,7% dans l’industrie des machines et 33,4% dans les activés financières et d’assurance.

Pour le secteur public (Confédération, cantons et communes), l’écart salarial entre femmes et hommes se montait en moyenne à 18,1% en 2018 (2016: 16,7% et 2014: 16,6%).

Répartition inégale des sexes selon les niveaux de salaires

La pyramide des salaires reflète en partie les différences d’insertion professionnelle et d’activité exercée entre les femmes et les hommes au sein du marché du travail. En 2018, considérant l’économie totale, 60,9% des personnes dont le salaire mensuel à plein temps était inférieur à 4000 francs bruts étaient des femmes (2016: 63,2%). Dans le haut de la pyramide salariale, 81,2% des personnes gagnant mensuellement plus de 16 000 francs bruts sont des hommes. 

La différence de salaire inexpliquée varie selon les branches 

Une partie de l’écart salarial entre les sexes s’explique par des effets de structure liés à la fois au profil de la personne (âge, formation, année de service), aux caractéristiques du poste occupé au sein de l’entreprise et au domaine d’activité exercé. L’autre partie de l’écart salarial reste inexpliquée. 

La part inexpliquée des différences de salaire entre femmes et hommes observées pour l’économie totale s’est élevée à 45,4% contre 44,1% en 2016 et 42,4% en 2014. Dans le secteur privé, la différence inexpliquée a progressé à 44,3% en 2018, alors qu’elle atteignait 42,9% en 2016 et 39,1% en 2014. Pour le secteur public (Confédération, cantons et communes), l’écart inexpliqué des différences salariales entre femmes et hommes représentait 37,2% alors qu’elle atteignait 34,8% en 2016 et 41,7% en 2014.

Exprimée en valeur monétaire, la part inexpliquée de l’écart salarial entre les sexes dans le secteur privé représentait 684 francs bruts par mois en moyenne en 2018, contre 657 francs en 2016. Elle varie considérablement en fonction de la branche économique. Dans l’hôtellerie-restauration par exemple, cette part inexpliquée correspondait à 196 francs par mois en moyenne (48,7%). Elle se montait à 624 francs par mois (57,4%) dans le commerce de détail, à 931 francs par mois (53,5%) dans l’industrie des machines et à 1324 francs par mois (30,8%) dans les activités financières et d’assurance. Dans le secteur public, la différence salariale inexpliquée se montait à 602 francs par mois.

Différence inexpliquée selon la taille de l’entreprise et la position hiérarchique

Considérant l’économie dans son ensemble, on peut constater que la part inexpliquée des différences salariales est plus marquée dans les petites entreprises. Elle s’élevait à 57,5% dans les entreprises de moins de 20 emplois contre 31,5% dans celles occupant au moins 1000 emplois.

Plus la fonction hiérarchique occupée dans l’entreprise est élevée et plus la différence salariale restant inexpliquée se réduit. Ainsi, elle représente 45,1% de l’écart salarial chez les cadres supérieurs et 75,9% pour les salariés sans fonction hiérarchique.

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