Indicateur de la législature: Violence domestique


Extrait de l’objectif 14Si la population de la Suisse jouit d’un niveau de sécurité élevé, assurer la sécurité intérieure n’en relève pas moins pour le pays du défi quotidien. Le nombre réel des actes de violence, notamment de violence domestique, demeure élevé […].

Signification de l’indicateur: La criminalité compromet non seulement la sécurité individuelle de la population, elle porte généralement atteinte à la santé des victimes. La sphère domestique n’est pas exempte de violence: les infractions qui se commettent dans le cadre familial ou dans le cadre d’un couple constitué ou séparé représentent en Suisse également un problème social. Les femmes courent un risque accru d'être victimes de violence domestique, tandis que les hommes ont plutôt tendance à être victimes de violence physique dans l'espace public.
L'indicateur donne le nombre de victimes de violence physique grave (homicides consommés, tentatives d'homicides avec lésions corporelles graves, lésions corporelles graves) dans le contexte domestique enregistrées par la police. Dans ces cas de violence physique grave, le comportement en matière de dénonciations a peu d’importance sur le nombre de cas enregistrés; en effet, en cas de décès ou si l’état de la victime nécessite un traitement hospitalier, la probabilité est très grande que la police soit informée de l'infraction commise.

Objectif quantifiableLa criminalité et la violence domestique diminuent pendant la législature 2019 à 2023.

Commentaire

Le nombre de victimes de violence domestique grave commise dans le cadre familial ou dans le cadre d’un couple constitué ou séparé et enregistrées par la police varie depuis 2009. En 2019, 78 femmes et 35 hommes ont été victimes de violence domestique grave, contre 64 femmes et 28 hommes en 2018.

La relation entre le prévenu et la victime est consignée dans le cas de certaines infractions caractéristiques de la violence domestique. En 2019, auteur et victime vivaient sous le même toit dans le cas de plus de 40% des infractions de violence enregistrées par la police. Au total, 11 058 victimes de violence domestique ont été enregistrées par la police, dont 72% de femmes. Une grande partie des cas de violence domestique sont des infractions de moindre gravité (p. ex. voies de fait, menaces, injures, lésions corporelles simples). La décision de dénoncer de telles infractions variant beaucoup d’un cas à l’autre, la délinquance cachée atteint un niveau élevé.

Si l’on considère toutes les victimes de violence domestique enregistrées par la police, on observe en 2019 de plus grandes différences liées à l’âge chez les femmes que chez les hommes. Les personnes les plus exposées à la violence domestique étaient les femmes de 25 à 39 ans. Il s’agissait majoritairement de violence au sein d’un couple. Globalement, les femmes étaient trois fois plus fréquemment victimes de violence domestique dans un couple que les hommes.

Les personnes violentées par leurs parents (parmi les cas enregistrés par la police) sont en majorité des mineurs. En 2019, les jeunes filles mineures étaient 1,4 fois plus touchées par la violence domestique commise par les parents que les garçons mineurs. Les jeunes filles et les jeunes hommes de 15 à 17 ans étaient les plus touchés par la violence domestique commise par les parents.

Les hommes sont plus fréquemment enregistrés que les femmes par la police comme prévenus pour des faits de violence domestique. En 2019, ce sont les hommes de 30 à 39 ans qui étaient le plus fréquemment dénoncés.


Tableaux

Méthodologie

L’indicateur donne le nombre de victimes de violences physiques graves dans le cadre domestique. Il s’agit du nombre de victimes enregistrées par la police. Sont considérés, conformément au Code pénal, les homicides consommés (art. 111-113), les tentatives d’homicide avec lésions corporelles graves (art. 111-116), l’incitation et l’assistance au suicide (art. 115) ayant entraîné la mort ou des lésions corporelles graves ainsi que les lésions corporelles graves (art. 122). Un numéro d’identification unique est attribué à chaque victime, ce qui permet d’identifier les victimes de plusieurs délits comme une seule et même personne. Il est ainsi possible d’effectuer un comptage effectif, ce qui veut dire que chaque victime n’est comptée qu’une seule fois par année. Les cas de violences corporelles graves ont une forte probabilité d’être dénoncés à la police. Le comportement des victimes – leur plus ou moins grande propension à porter plainte – a peu d’incidence sur le nombre de cas enregistrés. Ce nombre est peu élevé et soumis à des fluctuations. Le comportement des victimes joue un rôle plus important dans les cas de violence corporelle d’intensité moyenne et dans les cas de violences psychologiques (telles que menaces, voies de fait ou injures).

Les données sont collectées dans le cadre de la statistique policière de la criminalité et publiées par l'Office fédéral de la statistique en collaboration avec la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police.

Sources

Enquête

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Office fédéral de la statistique Section Environnement, développement durable, territoire
Espace de l'Europe 10
CH-2010 Neuchâtel
Suisse

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https://www.bfs.admin.ch/content/bfs/fr/home/statistiques/themes-transversaux/monitoring-programme-legislature/indicateurs/violence-domestique.html