Indicateur de la législature: Taux de chômage des jeunes


Extrait de l’objectif 5: Le Conseil fédéral estime que le renforcement et le développement du système dual de formation sont des mesures essentielles pour garantir le maintien de l’avantage concurrentiel de la Suisse dans le domaine de la formation. Pour pallier la pénurie de main-d’œuvre, il s’agira de faire en sorte que le système de formation tienne mieux compte et de façon plus dynamique des besoins du marché.

Signification de l’indicateur: Le système économique doit permettre aux jeunes, comme à leurs aînés, d'avoir un travail qui leur donne les moyens de gagner leur vie. Il est donc important que le système de formation leur transmette le savoir et les compétences dont ils auront besoin sur le marché du travail de la manière la plus efficace possible. Le chômage des jeunes est lié à la question de la formation professionnelle et de l'offre de places d'apprentissage pour les jeunes quittant l'école. La Confédération, les cantons et les organisations du monde du travail ont pris des mesures pour enrichir l'offre de places d'apprentissage. Les offres de raccordement entre la scolarité obligatoire et le monde du travail servent à préparer les jeunes à la formation professionnelle initiale et contribuent à réduire le chômage des jeunes.
Le taux de chômage des jeunes selon la définition du Bureau international du travail (BIT) indique la part de personnes au chômage dans la population des 15 à 24 ans.

Objectif quantifiableDans le système de formation perméable et de haute qualité, la formation professionnelle et la culture générale sont renforcées, elles qui sont des piliers importants de l’encouragement d’une relève qualifiée. Le taux de diplômés du degré secondaire II augmente, et le taux de chômage des jeunes reste à un niveau bas en comparaison internationale.

Commentaire

Tout en accusant des fluctuations, le taux de chômage au sens du BIT des jeunes âgés de 15 à 24 ans a globalement augmenté depuis 1991. Il se chiffrait à 8,4% au deuxième trimestre de 2020 et s’avérait ainsi 1,8 fois plus élevé que celui de la population active (4,6%).

Les causes de ces fluctuations sont variées: la conjoncture exerce par exemple une forte influence sur le chômage des jeunes. Lorsque l’économie tourne au ralenti, les entreprises réduisent leurs effectifs en ne remplaçant pas les départs naturels, ce qui ne facilite pas l’insertion professionnelle des jeunes.

En comparaison internationale, le taux de chômage au sens du BIT des jeunes en Suisse est relativement faible. En 2020, ce taux s’élevait à 16,4% en moyenne (au deuxième trimestre) dans l’UE-27. Parmi les pays de l’UE, la République tchèque et l’Allemagne ont affiché en 2020 des taux de chômage des jeunes inférieurs à celui de la Suisse. Ce taux était le plus élevé en Grèce et en Espagne.

En Suisse, la part des jeunes de 15 à 24 ans sans emploi ne suivant pas d’études ou de formation (taux NEET: Not in Education, Employment or Training) se situait à 6,2% en 2019 et était donc inférieure à la moyenne de l’UE-28 (10,1%). L’Allemagne, la République tchèque, le Luxembourg, la Suède, la Norvège, l’Islande et les Pays-Bas présentaient des taux NEET inférieurs à celui de la Suisse.


Tableaux

Méthodologie

Le taux de chômage des jeunes indique la part de chômeurs au sens du BIT parmi les personnes actives âgées de 15 à 24 ans faisant partie de la population résidante permanente. Le taux de chômage au sens du BIT est calculé et publié chaque trimestre par l'Office fédéral de la statistique (OFS), dans le cadre de l'enquête suisse sur la population active (ESPA).

Définitions

Sources

Enquête

Contact

Office fédéral de la statistique Section Environnement, développement durable, territoire
Espace de l'Europe 10
CH-2010 Neuchâtel
Suisse

Contact

https://www.bfs.admin.ch/content/bfs/fr/home/statistiques/themes-transversaux/monitoring-programme-legislature/indicateurs/taux-chomage-jeunes.html