Evaluation subjective de la situation financière

Situation en Suisse

Le niveau de vie des ménages ne dépend pas uniquement de leurs revenus effectifs. L’autoévaluation que l’on fait de la situation financière de son ménage renseigne également sur sa situation sociale et son mode de vie. L’évaluation de la situation financière de son propre ménage peut être abordée au travers de différentes questions. Nos analyses portent des questions posées au niveau du ménage. Les réponses sont toutefois attribuées solidairement à tous les membres du ménage et les analyses faites sur l’ensemble de la population.

En 2018, 55,7% de la population vit dans un ménage très satisfait de la situation financière du ménage. Par contre, 12,0% de la population vit dans un ménage qui déclare avoir des difficultés à joindre les deux bouts (regroupement des réponses: valeurs [1] ou [2] sur une échelle de [1] très difficile, [2] difficile à [6] très facile). A la question de savoir comment le ménage arrive à gérer ses revenus et dépenses, 9,1% de la population répond consommer son patrimoine pour faire face aux dépenses courantes. Les personnes de 65 ans ou plus sont les plus concernées (19,8%). 3,4% de la population vit dans un ménage indiquant devoir s’endetter pour faire face aux dépenses courantes de l’année. En outre, plus de la moitié de la population (52,0%) vit dans un ménage déclarant pouvoir mettre de l’argent de côté et près de deux personnes sur cinq (35,6%) vivent dans un ménage qui dépense ce qu’il gagne.

Les groupes avec un faible niveau de revenu (revenu disponible équivalent) sont également ceux qui déclarent rencontrer le plus de difficultés à joindre les deux bouts. Il s’agit des personnes de nationalité étrangère, à l’exception des européens du Nord et de l’Ouest, des personnes au chômage ou disposant d’un bas niveau de formation et des ménages monoparentaux. Ce sont aussi ces groupes qui vivent dans les ménages avec le plus faible degré de satisfaction dans la situation financière du ménage et mettent le moins d’argent de côté.

Comparaisons européennes

En 2018, seulement le 12,1% des personnes en Suisse indique avoir des difficultés ou des grandes difficultés à joindre les deux bouts à la fin du mois (valeur [1] ou [2] sur une échelle de [1] très difficile à [6] très facile).

La Suisse fait partie des pays avec le moins de personnes pour qui il est difficile ou très difficile de joindre les deux bouts après l’Allemagne (5,9%), les pays du Nord (Finlande, Norvège, Suède et Danemark: entre 6,1% et 9,3%), les Pays-Bas (10,0%) et l’Autriche (11,3%). A l’autre extrême figurent la Grèce (74,1), la Serbie (58,4) et la Bulgarie (55,9).

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