Offre et activités proposées

Accessibilité

L’accessibilité peut être mesurée par le nombre d’heures d’ouverture par semaine ou par le nombre de jours d’ouverture par année. Les biblio­thèques ayant dû fournir ces données pour leur bibliothèque principale uniquement, cette partie porte sur les heures et les jours d’ouverture de ces dernières. Tandis que le nombre de jours d’ouverture a été influencé par les mesures sanitaires liées au COVID-19, cela n’est pas le cas du nombre d’heures d’ouverture, représentant une semaine standard. À noter que les heures ou journées durant lesquelles les bibliothèques ont proposé un service « click & collect » durant les périodes de fermeture imposées par les mesures sanitaires n’ont pas été comptées ici.

En moyenne, les bibliothèques ont, en 2020, été ouvertes 21 heures par semaine. Les différences sont importantes selon les catégories de bibliothèques : en 2020, les bibliothèques principales des bibliothèques cantonales ont eu la plus grande durée d’ouverture (53 heures par semaine en moyenne), suivies des bibliothèques des Hautes écoles et de recherche (47 heures) et de la Bibliothèque nationale (45 heures). Les bibliothèques publiques ont eu une ouverture au public plus modeste (16 heures).

Avec 38 heures d’ouverture par semaine, les bibliothèques situées dans les communes-centres ont une durée d’ouverture pratiquement trois fois plus importante que celles situées dans les communes d’agglomération (13 heures) ou rurales (11 heures).

Ces différences se retrouvent en partie dans le nombre de jours d’ouverture. Tandis que la moyenne suisse était en 2020 de 160 jours par année, les bibliothèques principales des bibliothèques cantonales ont été ouvertes 234 jours, les bibliothèques des Hautes école et de recherche 193, les bibliothèques spécialisées 166. La Bibliothèque nationale a été ouverte 156 jours en 2020 et les bibliothèques publiques 153.

Les bibliothèques situées dans la partie germanophone du pays ont eu la plus large durée d’ouverture en 2020 : 167 jours, contre 146 pour les bibliothèques dans la partie romande et 134 pour celles en Suisse italienne. À titre de comparaison, les musées suisses ont été ouverts en moyenne 110 jours en 2020.

Offre physique

Les fonds physiques d’une bibliothèque se composent de divers documents, comme par exemple de livres, de journaux, d’imprimés, de partitions, de manuscrits, de documents picturaux, de jeux, mais également de médias audiovisuels sur des supports physiques comme les DVD ou les CD.

En 2020, plus de 100 millions de médias physiques* étaient conservées par les bibliothèques en Suisse, une grande majorité dans les bibliothèques des communes-centres (environ 93 millions d’unités) et la plupart dans les Bibliothèques scientifiques (environ 83 millions). En moyenne, les Bibliothèques scientifiques ont ainsi près de 185 000 documents par bibliothèque, contre un peu plus de 16 000 (ou moins d’un dixième) en moyenne pour les Bibliothèques publiques.

En moyenne, les deux tiers de ces fonds (67,3%) étaient composés d’imprimés tels que des livres, des journaux, des partitions ou encore des travaux de fin d’étude. Cette part d’imprimés est plus élevée pour les Bibliothèques publiques (80,4% de leur fonds physique) que pour les Bibliothèques scientifiques (64,6%). De même, plus du 92,0% des fonds des bibliothèques situées dans des communes rurales était des imprimés, contre 83,7% dans les communes d’agglomération et 65,6% dans les communes-centres.

Offre numérique

Outre les fonds physiques, les bibliothèques peuvent également proposer des fonds numériques sous différentes formes – notamment des e-books, des journaux ou périodiques électroniques, des banques de données ou des médias électroniques audiovisuels. Seuls les documents faisant partie du budget d’acquisition de la bibliothèque sont considérés. Certaines bibliothèques peuvent en effet également posséder des médias électroniques hors budget d’acquisition, tels que par exemple des fichiers numérisés par la bibliothèque. Ces derniers ne sont ainsi pas comptabilisés dans cette partie.

Les pourcentages suivants concernent les bibliothèques principales. Les éventuelles autres bibliothèques (annexes et/ou mobiles) qui y sont incluses ont généralement accès aux mêmes documents électroniques. La majorité des bibliothèques principales proposent des e-books (60,4%), des médias électroniques audiovisuels (55,9%) ou des journaux ou périodiques électroniques (55,4%). On observe systématiquement un taux plus élevé de Bibliothèques scientifiques que de Bibliothèques publiques disposant de ces documents électroniques, que ce soit des e-books (respectivement 68,4% et 57,5%), des médias électroniques audiovisuels (60,2% et 54,4%) ou des journaux et périodiques électroniques (72,8% et 49,3%).

Moins d’un tiers des bibliothèques principales propose en revanche des banques de données* (31,0%). L’écart est ici particulièrement important entre les Bibliothèques scientifiques (71,7%) et les Bibliothèques publiques (16,7%).

Certains de ces médias électroniques étant partagés entre plusieurs bibliothèques et pouvant être empruntés par différentes personnes en même temps, additionner ces derniers n’auraient pas de pertinence. Pour cette raison, la suite de cette partie se base sur le nombre de médias électroniques disponible en moyenne par bibliothèque; il s’agit cette fois des résultats par bibliothèque (et non plus par bibliothèque principale).

Les différences entre les Bibliothèques scientifiques et les Bibliothèques publiques sont très importantes. Le nombre moyen de e-books proposés par une Bibliothèque scientifique (plus de 193 000) est près de trois fois plus grand que la moyenne suisse par bibliothèque (environ 68 000), et plus de dix fois plus grand que pour les Bibliothèques publique (moins de 14 000). De même, le nombre d’e-books des bibliothèques des communes-centres se monte à près de 110 000, contre 10 000 en moyenne pour les bibliothèques des communes d’agglomération et 11 000 dans les communes rurales.

Autres offres

Places de travail

Les bibliothèques ne se limitent pas à proposer des documents. Elles mettent également d’autres services à disposition du public. C’est ainsi que, en 2020, plus de 42 000 places de travail étaient disponibles dans les bibliothèques suisses, les deux tiers (un peu moins de 28 000) dans des Bibliothèques scientifiques. À noter que les places de travail fermées de manière provisoire en raison des mesures sanitaires sont également comprises dans ces chiffres. En moyenne, une bibliothèque suisse a mis à disposition du public 28 places de travail, avec de grandes variations selon le type de bibliothèque. Tandis que les Bibliothèques scientifiques proposaient en moyenne 61 places de travail, ce nombre s’élève à 14 pour les Bibliothèques publiques. Les bibliothèques situées dans des communes-centres disposent en moyenne de 43 places de travail, contre huit pour les bibliothèques situées dans des communes d’agglomération ou dans des communes rurales. Avec respectivement 40 et 37 places, les bibliothèques situées en région lémanique ou zurichoise mettent à disposition en moyenne un nombre de places de travail supérieur à la moyenne nationale.

Evénements

Les bibliothèques proposent également divers événements à l’attention du public – tels que des manifestations, des visites guidées ou encore des cours et formations. Les offres s’étant déroulées en ligne ou organisées au sein de la bibliothèque par des acteurs externes sont également comptées. Au total, les bibliothèques suisses ont proposé 39 000 événements* en 2020, dont pratiquement les deux tiers du côté des Bibliothèques publiques (plus de 28 000). En moyenne, une bibliothèque suisse a proposé 26 événements. Aucune différence statistiquement significative n'a pu être mise en évidence entre le nombre moyen de manifestations organisées par les Bibliothèques scientifiques (23 manifestations) et par les Bibliothèques publiques (27). Bien qu’une grande majorité de ces événements se soient déroulés dans des bibliothèques situées dans des communes-centres (33 événements organisés en moyenne en 2020), les bibliothèques des communes d’agglomération et des communes rurales ont également été actives, avec respectivement 19 et 14 événements.

* Interprétation avec prudence suite à des difficultés rencontrées lors de l’imputation (manque de variables auxiliaires, faible corrélation avec certaines variables auxiliaires, faible taux de réponse et/ou dispersion importante des variables)

Informations supplémentaires

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