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Enquête suisse sur la santé 2017: surpoids et obésité La part des personnes en surpoids s'est stabilisée

03.09.2020 - Depuis 1992, la proportion des personnes obèses a doublé en Suisse, passant de 5% à 11% en 2017. En 2017 également, 31% de la population étaient par ailleurs en surpoids. Ces dernières années, la situation s’est toutefois stabilisée et les chiffres demeurent presque au même niveau. L’âge, le sexe et la formation jouent un rôle décisif dans l’apparition d’une surcharge pondérale. C’est ce qui ressort de l’enquête suisse sur la santé (ESS) que l’Office fédéral de la statistique (OFS) réalise tous les cinq ans depuis 1992.

En 2017, 11% de la population suisse souffraient d’obésité (surpoids excessif) et 31% de surpoids. L’excès de poids est ainsi devenu une maladie répandue, qui touche davantage les hommes (51%) que les femmes (33%). Le surpoids s’accroît avec l’âge, de sorte que la plus grande partie des personnes qui en souffrent se situent dans le groupe d’âge des 65 à 74 ans. Dès 35 ans, la moitié des hommes sont déjà en surpoids, voire obèses. 
Chez les femmes, ce sont les différences sociales qui sont frappantes: comparées aux femmes ayant achevé une formation du degré tertiaire, celles dont le niveau de formation est plus bas courent un risque 3,5 fois plus élevé de souffrir d’obésité et 1,9 fois plus élevé d’être en surpoids. 

Le nombre de personnes en surpoids ou obèses s’est stabilisé ces dernières années

Entre 1992 et 2017, la prévalence de l’obésité a doublé, passant de 5% à 11%. Durant la même période, la proportion des personnes en surpoids ou obèses a augmenté de 30% à 42%. Les chiffres ont enregistré une forte hausse surtout entre 1992 et 2002. Ces dernières années, ils se sont au contraire stabilisés, puisque la proportion des personnes en surpoids atteignait 41% en 2012.

La population est de plus en plus satisfaite de son poids

L’idéal de beauté, tel qu’il prévaut chez l’individu et au sein de la société, exerce une influence décisive sur le poids corporel. Les femmes sont ainsi 2,5 fois moins nombreuses à être satisfaites de leur poids que les hommes, indépendamment de l’indice de masse corporelle (IMC), de l’âge, de la formation et de la nationalité. Avec la multiplication du nombre de personnes en surpoids, la société se montre en outre plus tolérante face à cette problématique: entre 2007 et 2017, le nombre d’individus satisfaits de leur poids est passé de 48% à 64% parmi les personnes en surpoids et de 27% à 35% parmi les personnes obèses. Il n’en demeure pas moins que la grande majorité des personnes souffrant de surcharge pondérale souhaiteraient perdre du poids.

Répercussions de l’obésité sur la santé

L’obésité constitue un facteur de risque particulier de maladies non transmissibles, tels les troubles cardiovasculaires. Par rapport à des personnes de poids normal, celles qui sont obèses présentent plus souvent une hypertension artérielle (39% contre 10%), un taux de cholestérol élevé (22% contre 9%) et du diabète (12% contre 2%). Elles tendent également à souffrir plus souvent d’arthrose ou d’arthrite (25% contre 11%) et de bronchite chronique (7% contre 2%). 

Une santé psychique altérée

Des corrélations ont également été observées avec la santé psychique. Les personnes obèses ressentent plus souvent des symptômes dépressifs (12% contre 8%) et une détresse psychologique (19% contre 15%) que les personnes de poids normal. De plus, elles sont plus nombreuses à faire état d’un faible soutien social (14% contre 8%). 

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