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Enquête sur la langue, la religion et la culture 2019 La religion et la spiritualité sont en mutation en Suisse

14.12.2020 - En 2019, plus de 70% de la population suisse a déclaré une appartenance religieuse. Un quart de la population se rend plus de cinq fois par an dans un service religieux collectif et la majorité de la population prie au moins une fois par année. Un peu plus de 8% de la population rapporte avoir été victime de discrimination en raison de son appartenance religieuse. Par rapport à 2014, l’importance de la religion ou de la spiritualité dans l’éducation des enfants a diminué, selon la seconde Enquête sur la langue, la religion et la culture de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La transformation du paysage religieux s’est accélérée ces dernières années. Il y a 50 ans, la quasi-totalité de la population suisse était protestante (49%) ou catholique (47%). Ces deux appartenances religieuses se sont réduites à 23% et 35% respectivement, tandis que la proportion de la population sans appartenance religieuse est passée d'environ 1% à plus d’un quart (28%). La part des autres communautés chrétiennes ou évangéliques et des autres religions représente 7,1% et celle des communautés musulmanes 5,3%.

Participation aux services religieux et fréquence de la prière

En 2019, un peu plus d’un quart de la population (26%) a participé plus de cinq fois par an à un service religieux collectif. 40% s’y sont rendus entre une et cinq fois par année. Parmi ces dernières, 87% des personnes se sont déplacées dans un but social, par exemple à l’occasion d’un mariage ou d’un enterrement.

La majorité de la population (55%) prie au moins une fois par année. Les personnes de la communauté protestante sont proportionnellement plus nombreuses (38%) à n’avoir jamais prié au cours des douze derniers mois, devant celles des communautés musulmanes (31%) et catholiques (30%). Les membres d’autres communautés évangéliques prient plus fréquemment; 30% prient plusieurs fois par jour et 54% tous les jours ou presque. Environ une personne sur cinq (19%) ayant indiqué n’avoir aucune appartenance religieuse prie au moins une fois par année.

La croyance en un Dieu unique reste dominante

La part des personnes déclarant croire en Dieu a fortement évolué depuis la dernière enquête en 2014. Cette croyance reste la plus partagée au sein de la population, mais a tendance à reculer, passant de 46% en 2014 à 40% en 2019. Un quart de la population déclare ne croire ni en un Dieu unique, ni en plusieurs dieux mais en une sorte de puissance supérieure, sans changement par rapport à 2014. La part des personnes athées a progressé passant de 12% à 15%, comme celle des personnes agnostiques, c’est-à-dire ne sachant pas si un ou des dieux existent, qui passe de 17% à 18% sur la même période.

Presque un quart de la population (24%) a pratiqué de façon spirituelle une technique basée sur le mouvement ou la respiration, telle que le yoga, le tai-chi ou le Qi gong au cours des douze derniers mois contre 19% en 2014. Les démarches allant dans le sens du développement personnel sont également en hausse, 23% en 2019, contre 21% en 2014.

Éducation des enfants: religion et spiritualité importantes, mais en baisse

En 2019, presque un tiers des enfants de moins de 15 ans n’a pas d’appartenance religieuse. Ils étaient un quart en 2014. Pour 42% de la population (47% en 2014), la religion ou la spiritualité jouent toutefois un rôle plutôt ou très important dans l’éducation des enfants. Ainsi, plus d’un cinquième des parents (22%) tiennent à éduquer leurs enfants de moins de 18 ans selon les principes de leur religion, 15% tiennent à leur transmettre des valeurs spirituelles et 44% préfèrent leur transmettre d’autres valeurs qui ne soient ni religieuses ni spirituelles.

Discrimination en raison de l’appartenance religieuse

En 2019, 8,2% de la population a déclaré avoir été victime de discrimination en raison de son appartenance religieuse. Les personnes des communautés musulmanes sont particulièrement concernées, 35% d’entre elles rapportent avoir été victimes d’une discrimination fondée sur la religion dans au moins une situation concrète en Suisse. Suivent ensuite les personnes d’autres religions et d’autres communautés évangéliques avec respectivement 26% et 17% d’auto-déclarations.

La discrimination peut être vécue dans différents contextes (cadre professionnel, école ou formation, recherche de logement, etc.). Parmi les personnes déclarant avoir été victimes d’une telle expérience en raison de leur appartenance religieuse, 50% disent l’avoir vécue dans le cadre de conversations.

Vous trouverez des informations complémentaires sous forme de graphiques dans le document PDF ci-dessous.


 

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La religion et la spiritualité sont en mutation en Suisse
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