Egalité pour les personnes handicapées: indicateurs 2013 Les personnes handicapées font moins confiance aux systèmes politique et judiciaire ainsi qu'à la police
Les personnes handicapées ont été moins satisfaites de leurs conditions de vie en 2020
Neuchâtel, 02.12.2015 (OFS) - Les personnes handicapées de 16 à 64 ans ont moins confiance dans le système politique, le système judiciaire et la police. En revanche, elles manifestent le même intérêt pour la politique que le reste de la population. Voici quelques résultats extraits des indicateurs 2013 que l'Office fédéral de la statistique (OFS) publie à la veille de la Journée internationale des personnes handicapées.
Pour faire écho aux élections fédérales de cet automne, l'accent a été mis sur le thème de la participation politique. Il apparait que les personnes handicapées manifestent un intérêt pour la politique similaire à celui mesuré dans le reste de la population, soit une moyenne de 4,9 pour les deux groupes sur une échelle de 0 à 10. Les personnes ayant le droit de vote indiquent, qu'elles soient handicapées ou non, qu'elles participeraient à 6,5 votations si 10 scrutins étaient organisés dans l'année. Les personnes handicapées qui se disent fortement limitées dans les activités de la vie normale indiquent un intérêt pour la politique (4,6) et une participation aux votations (6,3) à peine plus faibles et non significativement différents. On ne constate pas d'évolution dans ces résultats depuis 2007. En particulier, un événement comme les élections fédérales n'a pas d'impact sur l'intérêt porté à la politique, comme déjà observé en 2007 et 2011.
Confiance moindre dans les institutions
Les personnes handicapées, surtout si elles sont fortement limitées, se montrent moins confiantes envers les institutions que le reste de la population. Il s'agit d'une tendance forte qui est statistiquement significative. Elle s'observe aussi si l'on tient compte des différences d'âge ou de sexe entre les deux groupes ainsi que pour tous les types d'institutions pris en considération. Les personnes handicapées et le reste de la population accordent leur confiance aux différentes institutions dans le même ordre. La police obtient le niveau de confiance le plus élevé, soit en moyenne 7,0 pour l'ensemble des personnes handicapées et 6,9 pour celles fortement limitées, contre 7,4 dans le reste de la population. Le système judiciaire suit avec 6,6 et 6,0 contre 7,1. Le système politique ferme la marche avec des scores de 6,2 et 5,6 contre 6,7.
Autres indicateurs actualisés
De la même manière, les personnes handicapées sont aussi moins en accord avec l'affirmation selon laquelle on peut faire confiance à la plupart des gens (6,0 en moyenne et 5,5 contre 6,3). Ce résultat contribue, avec d'autres mesures, à mettre en évidence un niveau de bien-être subjectif inférieur à celui des personnes non handicapées. Leur participation au marché du travail, quoi qu'importante (72% occupent un emploi et 4% sont au chômage), reste également plus faible. Relevons en parallèle que 18'122 personnes ont travaillé dans un atelier protégé rattaché à un établissement pour handicapés, pour problèmes de dépendance ou pour troubles psychosociaux. Elles ont réalisé un total de 23,5 millions d'heures de travail sur le marché secondaire de l'emploi.
Télécharger communiqué de presse
Autres langues
Documents associés
Egalité pour les personnes handicapées: indicateurs 2013
Tags
genre