L'utilisation du sol en Suisse 1985-2009: exploitations et analyses Les développements économiques et sociaux transforment aussi le paysage
Neuchâtel, 09.03.2015 (OFS) - En 24 ans, les surfaces d'habitat et d'infrastructure par habitant et emploi ont augmenté de 6,5% en moyenne, avec toutefois d'importants écarts régionaux. Les aires d'habitation, à elles seules, se sont accrues de 44%, soit deux fois plus vite que la population. La perte de terres agricoles atteint 2,2 m2 par seconde en zone de plaine, ce qui représente le double de la moyenne nationale. Ces résultats proviennent d'analyses approfondies de la statistique de la superficie, réalisées par l'Office fédéral de la statistique (OFS) à l'occasion de l'année internationale des sols.
En 24 ans, le paysage de la Suisse s'est profondément transformé, mais de manière par-fois très différenciée à la fois dans l'espace et dans le temps. Entre 1985 et 2009, les surfaces d'habitat et d'infrastructure ont progressé de 23,4%. Les surfaces d'habitat et d'infrastructure par habitant et emploi - nouvel indicateur qui traduit le besoin de surface - a augmenté en moyenne de 17 m 2 (+6,5%), les écarts entre les cantons pouvant aller du simple au septuple (canton de Bâle-Ville 81 m 2 , canton du Jura 581 m 2 ).
L'habitat et la mobilité requièrent davantage de place
La part des maisons individuelles et des maisons de deux logements dans les aires d'habitation a diminué de 2,4%, passant à 68,3%. Les aires routières ont augmenté de 17,2%. Dans le même temps, les prestations de transport de marchandises par la route se sont accrues de 109%, tandis que le transport motorisé privé enregistrait une hausse de 22%. Les aires ferroviaires n'ont en revanche progressé que de 2,9%, alors que les prestations du transport de marchandises par le rail ont augmenté de 34% et celles du transport de personnes de 82%.
Les changements structurels dans l'agriculture modifient le paysage
De 1985 à 2009, 1,1 m 2 de surface agricole a disparu par seconde et deux fois plus en zone de plaine. Sur les 295 km 2 de terres arables réaffectées à une autre utilisation, environ 80% se situaient à moins de 600 mètres d'altitude. Les surfaces de pâturages locaux ont par contre progressé de 26,2% bien que l'effectif du bétail bovin soit en baisse (-14%). Le nombre d'exploitations agricoles a diminué encore plus fortement (-39,2%) que les surfaces agricoles (-5,4%). Les surfaces de culture fruitière, de viticulture et d'horticulture se sont réduites de 31% en moyenne nationale, par suite principalement de la dispa-rition en 24 ans d'un peu plus de la moitié des surfaces d'arbres fruitiers de plein champ.
La forêt et les autres espaces naturels présentent une plus forte dynamique
Proportionnellement, la forêt buissonnante a enregistré un taux de croissance (+14,7%) un peu plus de quatre fois supérieur à celui des autres catégories de forêt. Son extension a eu lieu principalement sur les terrains exposés au nord et à l'est. Les autres surfaces boisées, qui présentent un grand intérêt pour la biodiversité et la structure paysagère, ont diminué de 8,9%. En 2009, 4% de la surface forestière ont été endommagés par des événements naturels (tempêtes, incen-dies, attaques de coléoptères). Les surfaces de rochers, d'éboulis et de sable ont progressé de 321 km 2 entre 2200 et 3200 m d'altitude, là où 352 km 2 de glaciers et de névés ont disparu. Ainsi, une petite partie seulement des surfaces dénudées a été colonisée par une couverture végétale dense.
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Les développements économiques et sociaux transforment aussi le paysage
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