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Statistique suisse

Définitions

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Agriculture biologique

Il s'agit d'une forme de production respectant au mieux la nature et l'environnement. L'utilisation d'engrais chimiques ou de synthèse et de produits phytosanitaires est interdite, ce qui n'est pas le cas dans la production intégrée. En ce qui concerne l'élevage, l'utilisation d'organismes génétiquement  modifiés et le transfert d'embryons ne sont pas autorisés.

La production et la préparation de produits biologiques sont régies par les principes suivants:

a. les cycles et processus naturels sont pris en considération;
b. l'utilisation de matières auxiliaires et d'ingrédients chimiques de synthèse est évitée;
c. les organismes génétiquement modifiés et les produits qui en sont issus ne sont pas utilisés. Font exception les produits vétérinaires;
d. les produits ne sont pas soumis à des rayonnements ionisants, et les produits irradiés ne sont pas utilisés;
e. le nombre des animaux de rente doit être adapté à la surface agricole utile, détenue en propriété ou en affermage, se prêtant à l'utilisation des engrais de ferme;
f. les animaux de rente sont gardés dans des exploitations biologiques conformes aux exigences fixées dans la présente ordonnance durant leur vie entière et nourris avec des aliments pour animaux obtenus selon les règles arrêtées dans la présente ordonnance. (789)

Aide au développement
Selon la définition de l'OCDE, l'Aide publique au développement (APD) est l'ensemble des flux financiers qui: 1. proviennent du secteur public (Confédération, cantons et communes); 2. ont pour but essentiel de faciliter le développement économique et social des pays destinataires; 3. sont accordés à des conditions de faveur (dons et prêts à taux bonifié); 4. et sont destinés à des pays ou territoires en développement ainsi qu'à des organismes multilatéraux définis par l'OCDE. L'aide bilatérale est l'aide fournie par un partenaire à un autre, qu'il s'agisse d'un Etat ou d'un groupe d'œuvres d'aide coordonnées sur le plan national ou international. L'aide multilatérale désigne les efforts communs d'organisations internationales, telles que la Banque mondiale ou l'ONU, en faveur d'un ou plusieurs Etats. L'aide privée au développement de la Suisse est constituée par les dons des oeuvres d’entraide des organisations non gouvernementales et des fondations suisses à but non lucratif pour des projets et programmes réalisés dans les pays en développement. (201)
DMC
La Conosommation intérieure de matières (DMC, Domestic material consumption) mesure la totalité des flux entrants directement dans l'économie (DMI) moins les exportations. (791)
DMI
Direct Material Input: matières entrant directement dans l'économie d'un pays, soit l'extraction indigène utilisée ainsi que les importations de matières premières et produits manufacturés. (792)
Energies fossiles
L'ensemble des agents énergétiques primaires qui se forme dans le sous-sol à partir de débris organiques (pétrole, gaz naturel, hydrocarbures divers, charbon, etc.) (793)
Intervalle de confiance

Comme les enquêtes par échantillonnage ne contiennent qu'une partie de la population d'intérêt (l'ensemble fondamental), il y a forcément une incertitude sur les résultats. Cette incertitude dépend de la taille de l'échantillon, du taux de sondage et de réponse, et aussi de la dispersion la variable d'intérêt dans la population. Si l'enquête est basée sur un échantillonnage aléatoire - ce qui est toujours le cas à l'Office fédéral de la statistique - il est possible de quantifier l'incertitude en calculant un intervalle de confiance dont les bornes sont d'autant plus éloignées que l'imprécision des résultats est grande.

Un intervalle de confiance dépend de son "niveau de confiance", le plus souvent fixé à 95%. Si nous supposons que le paramètre à estimer se trouve dans l'intervalle de confiance, notre risque d'erreur est limité à long terme à 5%. Plus précisément, cela signifie que, si l'enquête était répétée un grand nombre de fois indépendamment et dans les mêmes conditions, 95% en moyenne des intervalles obtenus contiendraient effectivement le paramètre. En pratique, néanmoins, on ne répète pas l'enquête. La définition de l'intervalle de confiance implique donc qu'il n'est pas totalement exclu – mais improbable - que certains des intervalles de confiance calculés ne contiennent pas le paramètre.

Si la valeur estimée ponctuelle se trouve au milieu de l'intervalle de confiance, on parle d'un intervalle symétrique. Dans le cas contraire l'intervalle est asymétrique. Par exemple pour les quantiles, on donne généralement des intervalles de confiance asymétriques. (783)

Mesure de tendance centrale
Une mesure de tendance centrale est une grandeur statistique définie mathématiquement décrivant la distribution d'une série de valeurs. Les mesures de tendance centrale les plus courantes sont la moyenne arithmétique et la médiane (voir définitions). La moyenne arithmétique et la médiane peuvent également être pondérées; c'est le cas lorsque les observations n'ont pas toutes le même poids. (749)
Moyenne arithmétique

La moyenne arithmétique, également appelée moyenne, correspond à la somme des valeurs observées divisée par leur nombre.

En notation mathématique, la valeur moyenne d'un nombre n de valeurs x1, x2 à xn est définie telle que x = (x1 + x2 + … + xn) / n.

A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la médiane (voir définition), la moyenne arithmétique est fortement influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la moyenne arithmétique coïncide avec la médiane. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la moyenne arithmétique dépasse la médiane si les valeurs extrêmes sont élevées et se situe en dessous de la médiane si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. Ainsi, le recours à la moyenne arithmétique n'est pertinent que si la distribution est à peu près symétrique. La moyenne pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la moyenne arithmétique. (748)

NAMEA
La NAMEA - acronyme de National Accounting Matrix including Environmental Accounts - est un outil statistique qui met en relation de manière méthodique et cohérente, par branche d'activité, des données environnementales clés (p.ex. émissions atmosphériques, déchets, dépenses et prélèvements fiscaux liés à l'environnement, etc.) et des données économiques émanant de la compttabilité environnementale. Le concept NAMEA a été dévelopée par Eurostat. (795)
Nouvelles énergies renouvelables
Terme générique désignant les énergies disponibles de manière illimitée et dont les matières premières ne s'épuisent pas (sans l'énergie hydraulique). En font partiel'énergie solaire, la chaleur de l'environnement, la biomasse, l'énergie éolienne, l'énergie produite à partir des déchets ménagers et industriels et l'énergie tirée des stations d'épuration des eaux (STEP). (798)
Organismens pathogènes
Organismes pouvant causer des maladies (800)
Organismes génétiquement modifiés (OGM)
Par organisme génétiquement modifié, on entend tout organisme dont le matériel génétique a subi une modification qui ne se produit pas naturellement, ni par multiplication ni par recombinaison naturelle. (794)
Prélèvement fiscal lié à l'environnement
est dit
  • lié à lenvironnement lorsqu'il frappe des éléments préjudiciables à l'environnement tels que les déchets ou l'énergie;
  • lié à l'environnement au sens strict lorsque sa création ou son affectation est en plus motivée par une préoccupation environnementale.
(801)
Prestations écologiques requises (PER)

La Confédération octroie aux exploitants d'entreprises paysannes qui cultivent le sol des paiements directs généraux et des contributions écologiques s'ils prouvent qu'ils fournissent les prestations écologiques requises.

Sont requises les prestations écologiques suivantes :

a. une détention des animaux de rente conforme aux dispositions en vigueur ;
b. un bilan de fumure équilibré ;
c. une part équitable de surfaces de compensation écologique ;
d. un assolement régulier ;
e. une protection appropriée du sol ;
f. une sélection et une utilisation ciblées des produits phytosanitaires. (233)

Produit intérieur brut (PIB)
Le PIB est une mesure de la performance d'une économie nationale au cours d'une année. Il mesure la valeur des biens et services produits dans le pays pour autant qu'ils ne soient consommés pour produire d'autres biens et services, autrement dit il définit la valeur ajoutée. Le PIB est calculé aux prix courants ainsi qu'aux prix constants d'une année donnée. A prix constants, l'évolution économique réelle est représentée sans tenir compte de l'influence des prix. (208)
Produits biologiques
Par denrées alimentaires et boissons d'exploitations biologiques, ou produits bio, on entend les produits alimentaires pourvus d'un label reconnu de l'agriculture biologique suisse. Cette certification prouve entre autres qu'aucun produit phytosanitaire d'origine chimique ou de synthèse ni aucun organisme génétiquement modifié ne sont utilisés, que les surfaces de compensation écologique sont déclarées par les exploitants et que les animaux de rente peuvent régulièrement sortir en plein air.
La consommation de produits bio fait l'objet de l'enquête sur le budget des ménages (EBM) de l'OFS. Une liste des labels bio est publiée chaque fois que cette enquête est réalisée. (790)
Quartile inférieur, quartile supérieur
Voir la définition de «médiane». (751)
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Dernière mise à jour le : 23.10.2009
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