Se déplacer, qu’il s’agisse de courtes ou de longues distances, n’est souvent pas facile pour les personnes handicapées. Leurs difficultés sont premièrement physiologiques (personne paraplégique ou aveugle) et secondement liées à l’environnement construit ou technologique (bus inaccessible aux personnes en chaise roulante, absence d’informations sonores, etc.). La Loi sur l’égalité pour les handicapés vise très clairement la suppression des secondes («barrières environnementales»), en particulier dans le domaine des transports en commun.
Une très large majorité des personnes handicapées (90%) disent pouvoir utiliser les transports publics sans difficulté. Elles sont par contre 4% à éprouver quelques difficultés, 2% beaucoup de difficultés et 4% à ne pas du tout pouvoir utiliser bus et trains. Parmi les personnes non handicapées, moins de 1% font face à de telles difficultés ou impossibilités. Ce n’est donc qu’une petite partie de la population qui doit faire face à des barrières biologiques et/ou environnementales dans ses déplacements quotidiens. Pour ceux-ci, d’ailleurs, les personnes handicapées utilisent les différents modes de transports (marche, vélo, transports en commun ou véhicules à moteur) dans des proportions très similaires aux personnes non handicapées. Ceci vaut du moins pour les personnes vivant en ménage privé.

