La notion d’accident change en fonction du mode de transport. Les définitions concernant les accidents des transports publics ont été révisées en l’an 2000.
Accidents de la circulation routière: Depuis 1992, on relève tous les accidents survenus sur la voie publique. Jusqu’en 1991, seuls les accidents ayant provoqué des dégâts matériels évalués à plus de 500 francs étaient pris en compte (jusqu’en 1975, la limite était fixée à 200 francs). Depuis 2002, on considère uniquement les accidents ayant causé des dommages corporels. Toute personne ayant subi des blessures, quelle qu’en soit la gravité, entre dans la catégorie des blessés. Les «blessés légers» sont les personnes légèrement atteintes, qui souffrent p. ex. de lésions superficielles de la peau sans saignement important ou qui voient leur mobilité légèrement entravée, sans être pour autant empêchées de quitter le lieu de l’accident; elles peuvent le cas échéant se faire soigner en traitement ambulatoire à l’hôpital ou chez le médecin. Les «blessés graves» souffrent de troubles importants qui les empêchent d’avoir une activité normale pendant au moins 24 heures (perte de connaissance, fractures [sauf celles des doigts de la main] ou hospitalisation d’une durée supérieure à un jour). Les «personnes tuées» sont celles qui décèdent des suites de l’accident, sur place ou dans les 30 jours.
Trafic ferroviaire: Sont comptés tous les accidents dans lesquels une personne au moins a été blessée ou tuée, qui ont entraîné une perturbation importante du trafic ou qui ont causé pour au moins 100'000 francs de dégâts. (Le seuil de 100'000 francs est valable depuis 2008; auparavant, il était plus bas et a été re-levé plusieurs fois.) Sont comptées comme «blessés», depuis 2001, les personnes dont les blessures ont entraîné une hospitalisation de plus de 24 heures. Jusqu’en 2000, on comptait les personnes mises en incapacité de travail pendant au moins 14 jours. Sont comptées comme «tués» les personnes décédées de leurs blessures dans les 30 jours après l’accident. Les personnes qui se sont suicidées ne sont pas comptées. Accidents de la navigation aérienne: Sont comptés tous les accidents déclarés au Bureau d’enquête sur les accidents d’aviation qui impliquent des avions civils immatriculés en Suisse, ainsi que les accidents survenus en Suisse et impliquant des avions de nationalité étrangère. Seules les personnes grièvement blessées sont recensées.
Accidents des chemins de fer à crémaillère: voir accidents du trafic ferroviaire.
Accidents des funiculaires et des téléphériques: jusqu’en 2000, on a pris en compte tous les accidents, à l’exception des pannes d’exploitations. La définition des blessés correspond à celle utili-sée dans le trafic ferroviaire. Depuis le 1er octobre 2000: voir accidents du trafic ferroviaire. (281)
Condamnations pénales d'adultes Sont inscrites aux casiers judiciaires (Ordonnance sur le casier judiciaire informatisé, RS 331):
Jugements pénaux des mineurs Sont inscrites aux casiers judiciaires:
Comme les enquêtes par échantillonnage ne contiennent qu'une partie de la population d'intérêt (l'ensemble fondamental), il y a forcément une incertitude sur les résultats. Cette incertitude dépend de la taille de l'échantillon, du taux de sondage et de réponse, et aussi de la dispersion la variable d'intérêt dans la population. Si l'enquête est basée sur un échantillonnage aléatoire - ce qui est toujours le cas à l'Office fédéral de la statistique - il est possible de quantifier l'incertitude en calculant un intervalle de confiance dont les bornes sont d'autant plus éloignées que l'imprécision des résultats est grande.
Un intervalle de confiance dépend de son "niveau de confiance", le plus souvent fixé à 95%. Si nous supposons que le paramètre à estimer se trouve dans l'intervalle de confiance, notre risque d'erreur est limité à long terme à 5%. Plus précisément, cela signifie que, si l'enquête était répétée un grand nombre de fois indépendamment et dans les mêmes conditions, 95% en moyenne des intervalles obtenus contiendraient effectivement le paramètre. En pratique, néanmoins, on ne répète pas l'enquête. La définition de l'intervalle de confiance implique donc qu'il n'est pas totalement exclu – mais improbable - que certains des intervalles de confiance calculés ne contiennent pas le paramètre.
Si la valeur estimée ponctuelle se trouve au milieu de l'intervalle de confiance, on parle d'un intervalle symétrique. Dans le cas contraire l'intervalle est asymétrique. Par exemple pour les quantiles, on donne généralement des intervalles de confiance asymétriques. (783)
La médiane ou valeur centrale partage l'ensemble des valeurs observées (et ordonnées selon leur grandeur) en deux moitiés de taille égale, l'une comprenant les valeurs supérieures à la médiane, l'autre les valeurs inférieures à celle-ci.
En notation mathématique, la médiane de n observations x1, x2 à xn est définie comme suit : les observations sont ordonnées telles que x(1) < x(2) < < x(n).
Si n est impair, la médiane correspond à la valeur située au centre de l'ensemble: x((n+1) / 2).
Si n est pair, la médiane se situe entre les deux observations situées au centre de l'ensemble:
(1/2)x(n/2) + (1/2)x((n/2) + 1).
A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la moyenne arithmétique (voir définition), la médiane n'est pas influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la médiane coïncide avec la moyenne arithmétique. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la médiane est inférieure à la moyenne arithmétique si les valeurs extrêmes sont élevées et dépasse celle-ci si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. La médiane peut également être utilisée en cas de distribution asymétrique. La médiane pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la médiane.
Si l'on divise l'ensemble des observations, ordonnées selon leur grandeur, en quatre groupes de taille égale, le quartile inférieur se situe entre la dernière valeur du premier quart et la première du deuxième quart d'observations. Le quartile supérieur se situe entre la dernière valeur du troisième quart et la première valeur du quatrième quart d'observations. (8)
La moyenne arithmétique, également appelée moyenne, correspond à la somme des valeurs observées divisée par leur nombre.
En notation mathématique, la valeur moyenne d'un nombre n de valeurs x1, x2 à xn est définie telle que x = (x1 + x2 + + xn) / n.
A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la médiane (voir définition), la moyenne arithmétique est fortement influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la moyenne arithmétique coïncide avec la médiane. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la moyenne arithmétique dépasse la médiane si les valeurs extrêmes sont élevées et se situe en dessous de la médiane si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. Ainsi, le recours à la moyenne arithmétique n'est pertinent que si la distribution est à peu près symétrique. La moyenne pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la moyenne arithmétique. (748)