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Statistique suisse

Définitions

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Conseil des Etats
Voir parlement (Confédération). (374)
Conseil fédéral
Le Conseil fédéral est "l'autorité directoriale et exécutive suprême de la Confédération" (article 174 de la nouvelle constitution fédérale). Il se compose de sept membres. Ses tâches consistent d'une part à diriger l'administration fédérale, d'autre part à gouverner le pays. Chaque conseiller fédéral dirige un département del''administration fédérale, mais l'exercice du gouvernement est collégial. Toutes les décisions politiques importantes du Conseil fédéral sont prises collectivement, à la majorité des voix. La Suisse n'a ni premier ministre, ni ministres responsables. Le président de la Confédération, élu pour un an, dirige les séances du Conseil fédéral et exerce certaines fonctions de représentation. Le Conseil fédéral est élu pour quatre ans par l'Assemblée fédérale, après chaque renouvellement intégral du Conseil national. On procède à une élection séparée pour chaque siège, selon le système majoritaire. Le Conseil fédéral ne peut pas être contraint à démissionner durant la législature - le vote de confiance n'existe pas dans le système parlementaire suisse. Toute citoyenne et tout citoyen suisse ayant le droit de vote est éligible au Conseil fédéral. En 1999, la disposition constitutionnelle interdisant l'élection de plus d'un conseiller fédéral par canton a été remplacée par une disposition nouvelle demandant que les diverses régions et les communautés linguistiques soient équitablement représentées au Conseil fédéral. Enfin, une règle non écrite, appelée "formule magique", qui fixait depuis plus de 40 ans la composition politique du Conseil fédéral (2 PRD, 2 PDC, 2 PSS et 1 UDC) a été modifiée après les élections au Conseil national de 2003: le Conseil fédéral compte maintenant 2 PRD, 2 UDC, 2 PSS et 1 PDC. (367)
Conseil national
Voir parlement (Confédération). (372)
Force des partis
Part des suffrages obtenus par un parti sur l'ensemble des suffrages valables exprimés. (369)
Force des partis: calcul

Cette formule permet de calculer la force des partis à l’intérieur d’une circonscription électorale (canton), mais non la force des partis au plan national ni la structure de leur implantation cantonale . Pour obtenir ces deux dernières informations, on ne peut pas se baser sur la somme des voix, car le nombre de voix que les électeurs peuvent attribuer varie d’un canton à l’autre en raison du fait que les cantons ne disposent pas du même nombre de sièges au Conseil national. Il faut donc convertir les suffrages exprimés sur le plan cantonal en une valeur comparable sur le plan suisse, à savoir un nombre d’électeurs fictifs.

Le nombre d’électeurs fictifs s’obtient en divisant le nombre de voix obtenues par chaque parti par le nombre de sièges dont la circonscription électorale (canton) dispose. Cette manière de calculer es-camote le fait que certains électeurs ne font pas pleinement usage de leur pouvoir de vote: en effet, 1% environ des suffrages sont perdus sur les bulletins sans dénomination de liste (les «listes libres») où des lignes sont laissées vides. Le nombre d’électeurs fictifs que l’on obtient par ce calcul simplifié est donc inférieur de près de 1% au nombre des bulletins valables, c’est-à-dire au nombre des élec-teurs qui ont exprimé valablement leur vote.

L’Office fédéral de la statistique considère que le nombre d’électeurs fictifs doit être identique à celui des bulletins de vote valables déposés dans l’urne. Il répartit par conséquent les «suffrages perdus» des bulletins sans dénomination de liste de manière équitable entre tous les partis. Pour ce faire, il remplace le dénominateur «nombre de sièges par canton» par le rapport «total des suffrages exprimés/total des bulletins valables». Le total des électeurs fictifs ainsi obtenu correspond au nombre de bulletins valables. Avec ce nombre fictif d’électeurs, calculé à l’échelle cantonale, la force des partis est exprimée dans une unité qui permet de faire des additions pour l’ensemble du pays ou pour plusieurs cantons. (948)

Gouvernements (cantons)
Les gouvernements des 26 cantons et demi-cantons se composent de 5 à 7 membres élus directement par les citoyens. L'élection se fait aux urnes, sauf dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui a encore une Landsgemeinde. Le scrutin est majoritaire, sauf dans les cantons de Zoug et du Tessin qui appliquent le système proportionnel. La durée de fonction est de quatre ans, sauf à Appenzell Rhodes-Intérieures (élections annuelles) et à Fribourg (5 ans). (364)
Grandes régions
Région lémanique: Vaud, Valais, Genève
Espace Mittelland: Berne, Fribourg, Soleure, Neuchâtel, Jura
Suisse du Nord-Ouest: Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie
Zurich: Zurich
Suisse orientale: Glaris, Schaffhouse, Appenzell Rh.-Ext., Appenzell Rh.-Int., Saint-Gall, Grisons, Thurgovie
Suisse centrale: Lucerne, Uri, Schwytz, Obwald, Nidwald, Zoug
Tessin: Tessin (657)
Initiative
Voir votations populaires (368)
Intervalle de confiance

Comme les enquêtes par échantillonnage ne contiennent qu'une partie de la population d'intérêt (l'ensemble fondamental), il y a forcément une incertitude sur les résultats. Cette incertitude dépend de la taille de l'échantillon, du taux de sondage et de réponse, et aussi de la dispersion la variable d'intérêt dans la population. Si l'enquête est basée sur un échantillonnage aléatoire - ce qui est toujours le cas à l'Office fédéral de la statistique - il est possible de quantifier l'incertitude en calculant un intervalle de confiance dont les bornes sont d'autant plus éloignées que l'imprécision des résultats est grande.

Un intervalle de confiance dépend de son "niveau de confiance", le plus souvent fixé à 95%. Si nous supposons que le paramètre à estimer se trouve dans l'intervalle de confiance, notre risque d'erreur est limité à long terme à 5%. Plus précisément, cela signifie que, si l'enquête était répétée un grand nombre de fois indépendamment et dans les mêmes conditions, 95% en moyenne des intervalles obtenus contiendraient effectivement le paramètre. En pratique, néanmoins, on ne répète pas l'enquête. La définition de l'intervalle de confiance implique donc qu'il n'est pas totalement exclu – mais improbable - que certains des intervalles de confiance calculés ne contiennent pas le paramètre.

Si la valeur estimée ponctuelle se trouve au milieu de l'intervalle de confiance, on parle d'un intervalle symétrique. Dans le cas contraire l'intervalle est asymétrique. Par exemple pour les quantiles, on donne généralement des intervalles de confiance asymétriques. (783)

Médiane, quartiles inférieur et supérieur

La médiane ou valeur centrale partage l'ensemble des valeurs observées (et ordonnées selon leur grandeur) en deux moitiés de taille égale, l'une comprenant les valeurs supérieures à la médiane, l'autre les valeurs inférieures à celle-ci.

En notation mathématique, la médiane de n observations x1, x2 à xn est définie comme suit : les observations sont ordonnées telles que x(1) < x(2) < < x(n).

Si n est impair, la médiane correspond à la valeur située au centre de l'ensemble: x((n+1) / 2).

Si n est pair, la médiane se situe entre les deux observations situées au centre de l'ensemble:

(1/2)x(n/2) + (1/2)x((n/2) + 1).

A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la moyenne arithmétique (voir définition), la médiane n'est pas influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la médiane coïncide avec la moyenne arithmétique. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la médiane est inférieure à la moyenne arithmétique si les valeurs extrêmes sont élevées et dépasse celle-ci si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. La médiane peut également être utilisée en cas de distribution asymétrique. La médiane pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la médiane.

Si l'on divise l'ensemble des observations, ordonnées selon leur grandeur, en quatre groupes de taille égale, le quartile inférieur se situe entre la dernière valeur du premier quart et la première du deuxième quart d'observations. Le quartile supérieur se situe entre la dernière valeur du troisième quart et la première valeur du quatrième quart d'observations. (8)

Mesure de tendance centrale
Une mesure de tendance centrale est une grandeur statistique définie mathématiquement décrivant la distribution d'une série de valeurs. Les mesures de tendance centrale les plus courantes sont la moyenne arithmétique et la médiane (voir définitions). La moyenne arithmétique et la médiane peuvent également être pondérées; c'est le cas lorsque les observations n'ont pas toutes le même poids. (749)
Moyenne arithmétique

La moyenne arithmétique, également appelée moyenne, correspond à la somme des valeurs observées divisée par leur nombre.

En notation mathématique, la valeur moyenne d'un nombre n de valeurs x1, x2 à xn est définie telle que x = (x1 + x2 + … + xn) / n.

A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la médiane (voir définition), la moyenne arithmétique est fortement influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la moyenne arithmétique coïncide avec la médiane. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la moyenne arithmétique dépasse la médiane si les valeurs extrêmes sont élevées et se situe en dessous de la médiane si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. Ainsi, le recours à la moyenne arithmétique n'est pertinent que si la distribution est à peu près symétrique. La moyenne pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la moyenne arithmétique. (748)

Parlement (Confédération)
Dans le système bicaméral suisse, conçu à l’image de celui des Etats-Unis, le Conseil national représente le peuple et le Conseil des Etats les cantons. Les deux Chambres ont les mêmes compétences; elles siègent simultanément mais séparément. L’Assemblée fédérale (réunion des deux Chambres) ne siège que pour procéder à des élections et pour traiter de questions extraordinaires.
Le Conseil national se compose de 200 députés, élus tous les quatre ans. Chaque canton forme une circonscription électorale (article 149 de la constitution fédérale). Les sièges sont répartis entre les circonscriptions proportionnellement à leur population, mais chacune dispose d’un siège au moins. L’élection se fait au scrutin majoritaire dans les cantons qui disposent d’un seul siège (UR, OW, NW, GL, AI et, depuis 2003, AR) et au scrutin proportionnel dans les 20 cantons qui disposent de deux sièges ou plus.
Le Conseil des Etats se compose de 46 députés. Chaque canton y est représenté par deux députés, chaque demi-canton (OW, NW, BS, BL, AI et AR) par un député (article 150 de la constitution fédérale). L’élection des conseillers aux Etats est réglée par le droit cantonal. En Appenzell Rhodes-Intérieures, ils sont élus lors d’une Landsgemeinde. Dans les autres cantons, les électeurs se rendent aux urnes et élisent leurs députés au scrutin majoritaire (sauf dans le canton du Jura, qui pratique la proportionnelle). Dans la plupart des cantons, les élections au Conseil des Etats coïncident avec les élections au Conseil national; à Appenzell Rh.-Int., elles ont lieu 6 mois auparavant et à Zoug 12 mois auparavant. (361)
Parlements (cantons)
Les parlements des cantons comptent de 49 (AI) à 200 députés (BE, AG); en Appenzell Rhodes-Intérieures, le nombre de sièges varie en fonction de la population. Dans 18 cantons, les députés sont élus selon le système proportionnel; en Appenzell Rhodes-Intérieures et aux Grisons, ils sont élus selon le système majoritaire. Dans ces deux cantons les mandats sont attribués en totalité ou en partie à des assemblées communales ou de district. Des systèmes mixtes proportionnels et majoritaires existent dans les cantons d'Uri, de Schwytz, de Zoug, de Bâle-Ville, de Schaffhouse et d'Appenzell Rhodes-Extérieures. Les cantons, à l'exception du Tessin et de Genève, sont subdivisés en circonscriptions électorales. Les législatures sont de quatre ans, sauf aux Grisons (3 ans) et à Fribourg (5 ans). (362)
Partis: liste des abréviations
  • PRD Parti radical-démocratique suisse. En 2009, fusion du PRD avec le PLS au plan national sous la dénomination de "PLR. Les Libéraux-Radicaux"
  • PDC Parti démocrate-chrétien suisse
  • PSS Parti socialiste suisse
  • UDC Union démocratique du centre. Jusqu'en 1971: parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB)
  • PBD Parti bourgeois démocratique. 2008: scission de l'UDC.
  • PLS Parti libéral suisse. 2009: fusion avec le PRD au plan national.
  • AdI Alliance des indépendants (1936–1999)
  • PEV Parti évangélique populaire suisse
  • PCS Parti chrétien-social
  • PSD Parti social-démocrate
  • PVL Parti vert-libéral. 2004: scission du PE zurichois; en 2007 établi comme parti national
  • PST Parti suisse du travail / Parti ouvrier et populaire (POP)
  • Sol. SolidaritéS
  • PSA Partito socialista autonomo (TI) 1970–1988. Après la fusion avec une partie du PS tessinois: partito socialista unitario (PSU); depuis 1992: membre du PSS
  • PSA-SJ Parti socialiste autonome du Sud du Jura
  • POCH Organisations progressistes suisses (1973–1993)
  • AVF Alternative socialiste verte et groupements féministes (étiquette commune)
  • PES Parti écologiste suisse
  • DS Démocrates suisses (1961–1990: Action nationale)
  • Rép. Républicains (1971–1989). Les mandats et les voix de Vigilance à Genève (1965–1990) sont placés sous Rép.
  • UDF Union démocratique fédérale
  • PSL Parti suisse de la liberté (1985 – 1994, dès 2009: Parti suisse des automobilistes, PA)
  • Lega Lega dei ticinesi
  • Autres Groupes épars

Partis qui existaient surtout avant 1971
  • Dém. Démocrats (en 1971, les démocrates zurichois ont renoué avec le PRD, alors que les démocrates de Glaris et des Grisons fusion-naient avec le Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB) sous le nom d’UDC)
  • Grut Grutléens
  • LS Parti d'économie franche
  • JB Jeunes paysans
  • Front Front national (1933–1940)
(363)
Population
Les différentes définitions de la population Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. (135)
Quartile inférieur, quartile supérieur
Voir la définition de «médiane». (751)
Référendum
Voir votations populaires. (370)
Système majoritaire
Voir systèmes électoraux. (371)
Système proportionnel
Voir systèmes électoraux. (373)
Systèmes électoraux
Les élections au Conseil national et au Conseil des Etats ainsi que les élections aux exécutifs et aux parlements cantonaux se font en général au scrutin majoritaire ou au scrutin proportionnel.
Dans le système majoritaire, les candidats se présentent à titre individuel, mais ils sont le plus souvent nommés et soutenus par les partis. Sont élus les candidats qui obtiennent le plus de voix. On distingue entre «majorité absolue» et «majorité relative»: pour avoir la majorité absolue, il faut obtenir la moitié des voix (ou bulletins) valables plus une; pour atteindre la majorité relative, il suffit de recueillir le plus grand nombre de voix. Dans ce système, les petits partis n’ont que peu de chances d’obtenir des sièges, tous ces derniers étant généralement attribués aux grands partis. La plupart des élections aux gouvernements cantonaux et au Conseil des Etats se déroulent selon le scrutin majoritaire.
Dans le système proportionnel, les sièges sont répartis entre les différentes listes proportionnellement au nombre de voix obtenues. Dans une circonscription électorale donnée, la proportionnalité sera d’autant plus précise que le nombre de sièges à pourvoir est élevé. Dans ce système, on commence par répartir les sièges entre les différentes listes (d’après le nombre de voix obtenues par chacune d’elles), puis on attribue ces sièges aux candidats arrivés en tête de chaque liste.
La plupart des élections parlementaires obéissent au système proportionnel. Pour la répartition des sièges au Conseil national ainsi que dans la plupart des parlements cantonaux, on a recours à la méthode Hagenbach-Bischoff. Trois cantons jusqu’ici (AG, SH et ZH) utilisent depuis peu la méthode dite du «diviseur doublement proportionnel»: les sièges du Parlement cantonal sont attribués aux partis en fonction de leur part de suffrages dans l’ensemble du canton et les effets de la différence de taille des divers arrondissements électoraux sont éliminés. Cette méthode est également appelée «double Pukelsheim», du nom de son inventeur, le mathématicien Friedrich Pukelsheim. (366)
Valeur moyenne
Voir «mesure de tendance centrale» («moyenne arithmétique» ou «médiane»). (750)
Villes
Communes qui comptent au moins 10'000 habitants. (390)
Votations populaires (fédérales)
Lors des votations populaires, les citoyens peuvent être appelés à se prononcer soit sur des objets qui leur sont soumis en vertu du référendum obligatoire ou facultatif, soit sur une initiative populaire (éventuellement accompagnée d’un contre-projet de l’Assemblée fédérale).
Depuis 1848, toute modification de la constitution doit être approuvée en votation populaire (référendum constitutionnel obligatoire). Une modification de la constitution n’entre en vigueur que si elle reçoit la majorité du peuple et des cantons. Doivent également être acceptés par le peuple et les cantons les projets d’adhésion à des organisations de sécurité collective ou à des communautés supranationales, ainsi que les lois fédérales déclarées urgentes qui sont dépourvues de bases constitutionnelles et dont la durée de validité dépasse une année (article 140 de la constitution fédérale).
Depuis 1874, les lois fédérales et les lois fédérales déclarées urgentes dont la durée de validité dépasse un an doivent être soumises au vote du peuple si 50'000 citoyens (30'000 avant 1977) ou huit cantons le demandent dans les 100 jours (référendum facultatif). L’article 141 de la constitution fédérale dispose en outre que les traités internationaux qui sont d’une durée indéterminée et ne sont pas dénonçables, qui prévoient l’adhésion à une organisation internationale ou qui entraînent une unification multilatérale du droit, sont soumis au référendum facultatif. Contrairement au référendum obligatoire, qui concerne les révisions constitutionnelles et qui requiert la majorité du peuple et des cantons, le référendum facultatif ne requiert que la majorité du peuple.
Depuis 1848, le peuple peut demander une révision totale de la constitution. En 1891, cette disposition a été étendue aux révisions partielles de la constitution par voie d’initiative populaire. A la différence du référendum, qui ne donne aux citoyens la possibilité de se prononcer que sur des décisions déjà arrêtées par le Parlement ou le gouvernement, l’initiative constitutionnelle leur donne le droit de formuler eux-mêmes – en des termes généraux ou sous la forme d’un projet rédigé – une demande de révision de la constitution, laquelle doit ensuite être soumise au vote du souverain. Pour lancer une initiative constitutionnelle, il faut réunir les signatures de 100'000 citoyens (50'000 avant 1977) dans un délai de 18 mois. Comme l’initiative populaire vise à modifier la constitution, elle n’entre en vigueur que si elle est approuvée par le peuple et les cantons (article 139 de la constitution fédérale).
L’Assemblée fédérale (Conseil national et Conseil des Etats) peut adresser aux citoyens une recommandation d’acceptation ou de rejet de l’initiative populaire (article 139 de la constitution fédérale). Elle peut opposer un contre-projet aux initiatives dont elle recommande le rejet. Quand l’initiative et le contre-projet sont mis au vote, les citoyens peuvent les accepter tous les deux (jusqu’en 1987, ils ne pouvaient accepter que l’un des deux ou les rejeter tous les deux). (365)
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Dernière mise à jour le : 23.10.2009
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