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Statistique suisse

Définitions

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Déflation (1)
La déflation désigne une situation de baisse générale et continuelle des prix, autrement dit d'une augmentation de la valeur de la monnaie, qui s'accompagne généralement d'une baisse de la production. (214)
Désinflation
La désinflation désigne une situation dans laquelle le taux d'inflation diminue continuellement, mais reste néanmoins positif. (210)
Grandes régions
Région lémanique: Vaud, Valais, Genève
Espace Mittelland: Berne, Fribourg, Soleure, Neuchâtel, Jura
Suisse du Nord-Ouest: Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie
Zurich: Zurich
Suisse orientale: Glaris, Schaffhouse, Appenzell Rh.-Ext., Appenzell Rh.-Int., Saint-Gall, Grisons, Thurgovie
Suisse centrale: Lucerne, Uri, Schwytz, Obwald, Nidwald, Zoug
Tessin: Tessin (657)
Indice de Laspeyres
L'indice suisse des prix à la consommation (tout comme l'indice des prix à la production et l'indice des prix à l'importation) est un indice de type Laspeyres, qui présuppose que le schéma des produits et de la pondération de la période de référence (qui n'est pas la période courante, comme c'est le cas pour l'indice Paasche) reste constant sur un certain intervalle de temps. La formule générale de Laspeyres pour un indice de prix est la suivante: (image) (211)

Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)
L’IPCH, qui mesure lui aussi l’inflation (comme l’indice suisse des prix à la consommation, IPC), sert avant tout à comparer l’évolution des prix entre différents pays. C’est l’instrument de comparaison du renchérissement des pays membres de l’Union européenne, de la Norvège et de l’Islande, calculé selon une méthode commune. Avec l’IPCH, la Suisse dispose depuis 2008 d’un indicateur qui lui permet de mesurer l’évolution des prix des biens de consommation et des services selon les mêmes critères que les pays de l’Union. Cet indicateur est d’une grande utilité pour la Banque nationale suisse, pour la recherche en matière économique et pour l’évaluation de la compétitivité internationale de la Suisse. (980)
Indice des prix et indice du coût de la vie
L'indice suisse des prix à la consommation (IPC) n'est pas un indice du coût de la vie, même si dans le langage courant cette expression lui est souvent apparentée. Comme dans la plupart des pays, l'IPC est davantage un indice "pur" des prix, reposant sur une sélection fixe de biens et services représentatifs de la consommation d'un ménage moyen (indice de Laspeyres). Un "véritable" indice du coût de la vie devrait plutôt mesurer l'évolution de la dépense minimale nécessaire au maintien de son niveau d'utilité (niveau de satisfaction), sans que le panier de biens consommés reste nécessairement fixe. Un "véritable" indice du coût de la vie ne devrait en outre pas se limiter aux seuls biens de consommation, mais considérer un éventail plus large de positions budgétaires, comprenant par exemple les impôts directs et les cotisations d'assurances. (212)
Indice-chaîne
En tant qu'indice de Laspeyres, l'indice suisse des prix à la consommation (IPC) doit être fréquemment révisé afin de rester fidèle aux évolutions de la structure de consommation des ménages. Dans le cadre de la révision de l'IPC 2000, l''OFS a décidé de mettre à jour le panier-type à un rythme annuel. L'IPC devient ainsi un indice-chaîne. Chaque année, les pondérations attribuées aux différents postes de dépenses seront actualisées durant un mois donné. Dans l'intervalle d'une année, les indices mensuels seront calculés selon le principe de Laspeyres, avec comme base de référence le mois de la dernière actualisation des pondérations. Ces indices seront chaînés les uns aux autres afin de calculer de longues séries. En admettant par exemple que décembre soit le mois choisi pour l'actualisation annuelle de la pondération, de décembre 2001 à décembre 2002, l'indice est calculé mensuellement par rapport à décembre 2001. En décembre 2002, la structure de pondération est actualisée. En 2003, l'indice est calculé mensuellement par rapport à décembre 2002, et ainsi de suite. Maintenant, pour calculer par exemple l'indice de septembre 2003 par rapport à décembre 2001, les indices sont chaînés de la manière suivante: (image) (209)

Indices du niveau des prix
Les indices du niveau des prix comparent le niveau des prix dans certains pays avec le niveau moyen des prix dans d’autres pays (par exemple, l’UE-27). Ils sont calculés à partir du quotient de la parité de pouvoir d’achat et du taux de change (moyenne annuelle). Depuis 2006, les indices du niveau des prix à la consommation sont calculés pour la consommation individuelle effective et non plus pour les dé-penses de consommation des ménages privés. La comparabilité s’en trouve améliorée, car cette méthode prend en compte des dépenses variables d’un Etat à l’autre concernant, par exemple, la formation et la santé. Les agrégats du produit intérieur brut du pays servent de base de pondération; la méthodologie et la classification utilisées sont celles du SEC95 (système européen des comptes nationaux). (979)
Inflation
L'inflation désigne une situation d'augmentation générale et continue des prix ou de manière équivalente d'une diminution persistante de la valeur de la monnaie. Il existe plusieurs façons de mesurer l'inflation. Généralement, elle est mesurée par l'augmentation, exprimée en pourcentage, de la valeur moyenne de l'indice des prix à la consommation (IPC) au cours d'une année. (215)
Intervalle de confiance

Comme les enquêtes par échantillonnage ne contiennent qu'une partie de la population d'intérêt (l'ensemble fondamental), il y a forcément une incertitude sur les résultats. Cette incertitude dépend de la taille de l'échantillon, du taux de sondage et de réponse, et aussi de la dispersion la variable d'intérêt dans la population. Si l'enquête est basée sur un échantillonnage aléatoire - ce qui est toujours le cas à l'Office fédéral de la statistique - il est possible de quantifier l'incertitude en calculant un intervalle de confiance dont les bornes sont d'autant plus éloignées que l'imprécision des résultats est grande.

Un intervalle de confiance dépend de son "niveau de confiance", le plus souvent fixé à 95%. Si nous supposons que le paramètre à estimer se trouve dans l'intervalle de confiance, notre risque d'erreur est limité à long terme à 5%. Plus précisément, cela signifie que, si l'enquête était répétée un grand nombre de fois indépendamment et dans les mêmes conditions, 95% en moyenne des intervalles obtenus contiendraient effectivement le paramètre. En pratique, néanmoins, on ne répète pas l'enquête. La définition de l'intervalle de confiance implique donc qu'il n'est pas totalement exclu – mais improbable - que certains des intervalles de confiance calculés ne contiennent pas le paramètre.

Si la valeur estimée ponctuelle se trouve au milieu de l'intervalle de confiance, on parle d'un intervalle symétrique. Dans le cas contraire l'intervalle est asymétrique. Par exemple pour les quantiles, on donne généralement des intervalles de confiance asymétriques. (783)

Médiane, quartiles inférieur et supérieur

La médiane ou valeur centrale partage l'ensemble des valeurs observées (et ordonnées selon leur grandeur) en deux moitiés de taille égale, l'une comprenant les valeurs supérieures à la médiane, l'autre les valeurs inférieures à celle-ci.

En notation mathématique, la médiane de n observations x1, x2 à xn est définie comme suit : les observations sont ordonnées telles que x(1) < x(2) < < x(n).

Si n est impair, la médiane correspond à la valeur située au centre de l'ensemble: x((n+1) / 2).

Si n est pair, la médiane se situe entre les deux observations situées au centre de l'ensemble:

(1/2)x(n/2) + (1/2)x((n/2) + 1).

A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la moyenne arithmétique (voir définition), la médiane n'est pas influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la médiane coïncide avec la moyenne arithmétique. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la médiane est inférieure à la moyenne arithmétique si les valeurs extrêmes sont élevées et dépasse celle-ci si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. La médiane peut également être utilisée en cas de distribution asymétrique. La médiane pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la médiane.

Si l'on divise l'ensemble des observations, ordonnées selon leur grandeur, en quatre groupes de taille égale, le quartile inférieur se situe entre la dernière valeur du premier quart et la première du deuxième quart d'observations. Le quartile supérieur se situe entre la dernière valeur du troisième quart et la première valeur du quatrième quart d'observations. (8)

Mesure de tendance centrale
Une mesure de tendance centrale est une grandeur statistique définie mathématiquement décrivant la distribution d'une série de valeurs. Les mesures de tendance centrale les plus courantes sont la moyenne arithmétique et la médiane (voir définitions). La moyenne arithmétique et la médiane peuvent également être pondérées; c'est le cas lorsque les observations n'ont pas toutes le même poids. (749)
Moyenne arithmétique

La moyenne arithmétique, également appelée moyenne, correspond à la somme des valeurs observées divisée par leur nombre.

En notation mathématique, la valeur moyenne d'un nombre n de valeurs x1, x2 à xn est définie telle que x = (x1 + x2 + … + xn) / n.

A la différence d'une autre mesure de tendance centrale fréquemment utilisée, la médiane (voir définition), la moyenne arithmétique est fortement influencée par les valeurs extrêmes. Lorsque les valeurs sont distribuées de manière symétrique, la moyenne arithmétique coïncide avec la médiane. Lorsque la distribution est asymétrique (dans le cas des revenus p. ex.), la moyenne arithmétique dépasse la médiane si les valeurs extrêmes sont élevées et se situe en dessous de la médiane si les valeurs extrêmes sont basses. Plus l'asymétrie est marquée, plus la différence est grande entre la moyenne arithmétique et la médiane. Ainsi, le recours à la moyenne arithmétique n'est pertinent que si la distribution est à peu près symétrique. La moyenne pondérée, qui attribue un poids à chaque observation, constitue une variante de la moyenne arithmétique. (748)

Panier-type et pondérations
Le panier-type et les pondérations constituant les différents indices de prix sont établis à partir de diverses sources. Pour l'indice des prix à la consommation (IPC), la principale source est donnée par les enquêtes sur le revenu et la consommation (ERC). Les pondérations de l'indice des prix à la production sont établies à partir de la valeur de la production brute des différents biens, ou à partir du chiffre d'affaires (généralement plus facilement disponible) si on néglige les changements de stocks et les biens d'équipements fabriqués pour les besoins de l'entreprise. Pour l'indice des prix à l'importation, c'est la statistique du commerce extérieur qui permet de calculer les pondérations. (213)
Parité de pouvoir d’achat
Les parités de pouvoir d’achat (PPA) montrent combien d’unités monétaires d’un pays sont nécessaires pour obtenir une quantité donnée de biens et de services. Leur calcul repose sur les prix relevés dans les différents pays pour un panier de biens et de services représentatifs. Les PPA en disent plus sur la parité de pouvoir d’achat (prix et volu-mes) des différents pays que le taux de change. (981)
Population
Les différentes définitions de la population Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. (135)
Produit intérieur brut (PIB)
Le PIB est une mesure de la performance d'une économie nationale au cours d'une année. Il mesure la valeur des biens et services produits dans le pays pour autant qu'ils ne soient consommés pour produire d'autres biens et services, autrement dit il définit la valeur ajoutée. Le PIB est calculé aux prix courants ainsi qu'aux prix constants d'une année donnée. A prix constants, l'évolution économique réelle est représentée sans tenir compte de l'influence des prix. (208)
Quartile inférieur, quartile supérieur
Voir la définition de «médiane». (751)
Taux de mortalité néonatale
Rapport du nombre de décès d'enfants âgés de moins de 28 jours enregistrés durant une année civile au nombre de naissances vivantes enregistrées durant la même année. Le résultat s'exprime généralement en pour mille. (601)
Valeur moyenne
Voir «mesure de tendance centrale» («moyenne arithmétique» ou «médiane»). (750)
Villes
Communes qui comptent au moins 10'000 habitants. (390)
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Dernière mise à jour le : 23.10.2009
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