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Statistique suisse

Définitions

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Agrégat
Grandeur synthétique qui mesure le résultat de l'activité d'un ensemble (économie nationale, secteur, etc.). (200)
Aide au développement
Selon la définition de l'OCDE, l'Aide publique au développement (APD) est l'ensemble des flux financiers qui: 1. proviennent du secteur public (Confédération, cantons et communes); 2. ont pour but essentiel de faciliter le développement économique et social des pays destinataires; 3. sont accordés à des conditions de faveur (dons et prêts à taux bonifié); 4. et sont destinés à des pays ou territoires en développement ainsi qu'à des organismes multilatéraux définis par l'OCDE. L'aide bilatérale est l'aide fournie par un partenaire à un autre, qu'il s'agisse d'un Etat ou d'un groupe d'œuvres d'aide coordonnées sur le plan national ou international. L'aide multilatérale désigne les efforts communs d'organisations internationales, telles que la Banque mondiale ou l'ONU, en faveur d'un ou plusieurs Etats. L'aide privée au développement de la Suisse est constituée par les dons des oeuvres d’entraide des organisations non gouvernementales et des fondations suisses à but non lucratif pour des projets et programmes réalisés dans les pays en développement. (201)
Balance des mouvements de capitaux
La balance des mouvements de capitaux est une composante de la balance des paiements. Elle recense la création et l'annulation de créances et d'engagements financiers, à condition qu'il s'agisse d'opérations transfrontières. Les mouvements de capitaux se subdivisent en investissements directs, investissements de portefeuille et autres investissements (crédits bancaires essentiellement). (178)
Balance des paiements
La balance des paiements recense les échanges transfrontières de marchandises et de services, les flux transfrontières de revenus de facteurs (revenus du travail et de capitaux) et les mouvements de capitaux avec l'étranger pendant une période donnée. L'évolution et la structure de la balance des paiements renseignent sur les relations économiques d'un pays avec le reste du monde. Dans son Manuel de la balance des paiements, le Fonds monétaire international a établi les fondements méthodologiques de cette statistique. La balance suisse des paiements est constituée de quatre balances partielles, à savoir la balance des transactions courantes, les transferts en capital, la balance des mouvements de capitaux et la position extérieure nette de la Banque nationale. Dans la balance des paiements, la différence statistique entre le total des inscriptions du côté des recettes (recettes de la balance des transactions courantes et importations de capitaux) et le total des inscriptions du côté des dépenses (dépenses de la balance des transactions courantes et exportations de capitaux) est appelée "Erreurs et omissions nettes". En principe, les deux totaux devraient être égaux, puisque toutes les transactions économiques avec l'étranger sont prises en compte selon un système d'enregistrement en partie double. Dans la pratique toutefois, l'équilibre n'est pas réalisé étant donné la multiplicité des transactions et des sources statistiques. (192)
Branche
Une branche (ou branche d'activité) regroupe des unités de production homogènes, c'est-à-dire qui fabriquent des produits (ou rendent des services) qui appartiennent au même ensemble de la nomenclature d'activité économique considérée (p. ex. NOGA). (204)
Capacité (+) ou besoin (-) de financement de la nation
Montre le montant net des ressources que la nation met à la disposition du reste du monde (solde positif) ou que le reste du monde fournit à la nation (solde négatif). Il correspond globalement à l'excédent/déficit de l'épargne nationale brute sur la formation brute de capital. (183)
Consommation brute d'énergie
Les statistiques nationales de l'énergie visent en premier lieu à mesurer la consommation totale d'énergie, pertes de transformation comprises, à l'intérieur des frontières nationales. Cette grandeur, appelée consommation brute, se compose de l'énergie primaire tirée du pays, des soldes du commerce extérieur des divers agents énergétiques et des variations de stocks. Les statistiques nationales de l'énergie ne considèrent pas la puissance (consommation d'énergie par unité de temps), bien qu'elle constitue un aspect important de l'approvisionnement en énergie. Elles négligent également l'énergie "grise" échangée avec l'étranger, c'est-à-dire l'énergie ayant servi à fabriquer des biens d'importation ou d'exportation et qui est en quelque sorte "contenue" dans ces biens. (239)
Consommation de capital fixe
Représente la dépréciation, subie au cours de la période considérée, par le capital fixe par suite d'usure normale et d'obsolescence prévisible. Les grandes catastrophes et l'épuisement des ressources naturelles ne sont pas pris en compte. (175)
Consommation finale
Représente la valeur des biens et services utilisés pour la satisfaction directe des besoins humains, que ceux-ci soient individuels ou collectifs. Lorsque les besoins satisfaits sont individuels, on parle habituellement de consommation finale des ménages. Les besoins sont dits collectifs lorsque les services fournis profitent à toutes les unités sans qu'on puisse déterminer valablement la valeur des services rendus à chaque unité. On parle alors de consommation finale des administrations publiques et des assurances sociales. (189)
Consommation intermédiaire
Représente la valeur de tous les biens et services qui sont consommés au cours de la période pour produire d'autres biens et services. La consommation intermédiaire enregistre ainsi les inputs nécessaires au processus de production (électricité, loyers, etc.). (206)
Contribution à la croissance
La contribution d'un secteur ou d'une branche d'activité économique permet de mesurer l'impact, en terme de part relative, de l'évolution de leur valeur ajoutée brute (VAB) dans la croissance du produit intérieur brut (PIB). (902)
Cycle économique
Le cycle économique désigne les variations de l'activité économique lorsque ces dernières présentent une certaine régularité. Les cycles sont caractérisés par des périodes successives de croissance et de récession. Ainsi, la récession se distingue par un fléchissement marqué de l'activité économique qui, de par sa durée et sa dispersion, se démarque des variations habituelles de l'activité économique. Les points de retournement relient entre elles les différentes phases du cycle. Le produit intérieur brut (PIB) constitue l'indicateur privilégié pour mesurer et analyser les cycles. (899)
Décomposition du taux d’évolution du produit intérieur brut par habitant
Modèle de la Décomposition du taux d'évolution du produit intérieur brut par habitant Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. (809)
Déflation (2)
La déflation désigne aussi la pratique consistant à calculer pour une valeur nominale, la valeur réelle correspondante, c'est-à-dire la valeur corrigée de la variation des prix (ex. salaires nominaux et réels, PIB aux prix courants et aux prix constants). (659)
Economie marchande
L'économie marchande correspond à l'ensemble des acteurs économiques, actifs sur le territoire économique d'un pays, qui obéissent à une logique de rentabilité et qui mettent en œuvre des stratégies afin d'augmenter leur productivité. L'économie marchande exclut, par rapport au produit intérieur brut, la valeur ajoutée de l'administration publique et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM). (901)
Economie nationale
Regroupe toutes les unités résidentes sur le territoire économique. (184)
Entreprises non financières
Secteur regroupant les entreprises dont la fonction principale consiste à produire des biens et des services qui sont vendus à un prix significatif et qui ne sont pas des intermédiaires financiers ou des entreprises d'assurance. Ce secteur couvre ainsi un champ très large et regroupe des unités actives aussi bien dans l'agriculture que dans la métallurgie ou encore dans les services informatiques. (194)
Epargne (comptabilité nationale)
Solde du compte d'utilisation du revenu; mesure la partie du revenu disponible qui n'est pas affectée à des opérations de consommation finale. (196)
Excédent d'exploitation
Solde du compte d'exploitation. Il indique les revenus de la propriété et de l'entreprise engendrés par le processus de production et qui sont à la disposition de l'unité productrice. (182)
Formation brute de capital
Agrégat regroupant la formation brute de capital fixe et la variation des stocks. (179)
Formation brute de capital fixe
Représente la valeur des biens durables acquis par les diverses unités pour être utilisés pendant une durée supérieure à un an dans le processus de production. Les dépenses permettant d'améliorer, de réparer ou d'accroître la durée de vie des biens existants de capital sont également à enregistrer dans la formation brute de capital fixe. En Suisse, la formation brute de capital fixe est subdivisée en a) investissements en biens d'équipement; b) investissements de construction. Cette dernière position peut être subdivisée en investissements de génie civil et investissements de bâtiment. (97)
Grandes régions
Région lémanique: Vaud, Valais, Genève
Espace Mittelland: Berne, Fribourg, Soleure, Neuchâtel, Jura
Suisse du Nord-Ouest: Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie
Zurich: Zurich
Suisse orientale: Glaris, Schaffhouse, Appenzell Rh.-Ext., Appenzell Rh.-Int., Saint-Gall, Grisons, Thurgovie
Suisse centrale: Lucerne, Uri, Schwytz, Obwald, Nidwald, Zoug
Tessin: Tessin (657)
Intensité capitalistique
L'intensité capitalistique est mesurée par le ratio entre le capital et le travail. Une valeur supérieure à l'unité indique qu'une économie utilise plus de capital que de travail dans son processus de production. On dit alors que l'économie est intensive en capital. L'intensité capitalistique reflète le montant des services du capital par heure travaillée. (898)
Intermédiaires financiers
Secteur regroupant les unités institutionnelles dont la fonction principale consiste à financer (collection, transformation et répartition de disponibilités financières) et dont les ressources principales proviennent des engagements contractés (dépôts, bons de caisse, obligations). (188)
Intervalle de confiance

Comme les enquêtes par échantillonnage ne contiennent qu'une partie de la population d'intérêt (l'ensemble fondamental), il y a forcément une incertitude sur les résultats. Cette incertitude dépend de la taille de l'échantillon, du taux de sondage et de réponse, et aussi de la dispersion la variable d'intérêt dans la population. Si l'enquête est basée sur un échantillonnage aléatoire - ce qui est toujours le cas à l'Office fédéral de la statistique - il est possible de quantifier l'incertitude en calculant un intervalle de confiance dont les bornes sont d'autant plus éloignées que l'imprécision des résultats est grande.

Un intervalle de confiance dépend de son "niveau de confiance", le plus souvent fixé à 95%. Si nous supposons que le paramètre à estimer se trouve dans l'intervalle de confiance, notre risque d'erreur est limité à long terme à 5%. Plus précisément, cela signifie que, si l'enquête était répétée un grand nombre de fois indépendamment et dans les mêmes conditions, 95% en moyenne des intervalles obtenus contiendraient effectivement le paramètre. En pratique, néanmoins, on ne répète pas l'enquête. La définition de l'intervalle de confiance implique donc qu'il n'est pas totalement exclu – mais improbable - que certains des intervalles de confiance calculés ne contiennent pas le paramètre.

Si la valeur estimée ponctuelle se trouve au milieu de l'intervalle de confiance, on parle d'un intervalle symétrique. Dans le cas contraire l'intervalle est asymétrique. Par exemple pour les quantiles, on donne généralement des intervalles de confiance asymétriques. (783)

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Dernière mise à jour le : 23.10.2009
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